Les adhérents de « L’Amitié Henri Bosco » (et, bien sûr, tous les lecteurs et amis de l’écrivain!) seront les très bienvenus à Lourmarin, samedi 5 septembre 2020, de 10h. à 15h., pour la « Fête des associations » au programme particulièrement convivial cette année.
Philippe Fréchet dans sa lecture de L’Ane Culotte et des Balesta…
Samedi 20 mai 2020 à Banon (Alpes de Haute-Provence), dans les jardins de la librairie « Le Bleuet », à l’initiative de Marc et Isabelle Gaucherand, gérants de cette merveilleuse « maison des livres », et de Philippe Fréchet, adhérent de « L’Amitié Henri Bosco », deux séances de lectures publiques d’extraits d’Henri Bosco ont permis à quelques privilégiés de goûter la prose poétique de l’auteur de L’Ane Culotte, de Sylvius et des Balesta…
Sur « Arte » le 10 juin 2020, « Henri Bosco, rêveur du Luberon »
Réalisé en octobre dernier par Sandrine Dumas pour l’émission « Invitation au voyage » diffusée chaque jour sur la chaîne télévisée Arte, le reportage consacré à « Henri Bosco, rêveur du Luberon » sera diffusé le mercredi 10 juin 2020 à 16h35.
Les images ont été filmées sur quelques-uns des lieux de vie et d’inspiration de Bosco : Avignon, Lourmarin (le village, le château, le bastidon), Sivergues, le village des « parpaillots » du récit L’Habitant de Sivergues, et bien sûr les bords de la Durance, immortalisés par L’Enfant et la rivière .
Avec beaucoup de justesse et de sensibilité, chacun de ces sites a été présenté et commenté, dans leur importance pour l’oeuvre et la vie de Bosco, par trois de nos amis administrateurs (et membres du Bureau) de « L’Amitié Henri Bosco » :Hervé Signore,Liliane Lengrand-Marco et Françoise Jean.
Hervé Signore (avec la complicité filiale de Bérenger et Hyacinthe, et le concours de la « Confrérie des Pescaïres L’Islens » pour les séquences tournées à L’Isle-sur-la-Sorgue) a évoqué l’importance de la cité papale et de la Durance dans l’enfance de Bosco, mais surtout le rôle de l’eau, sous toutes les différentes formes qu’elle revêt dans l’oeuvre (eaux vives ou dormantes, douces ou salées, bénéfiques ou maléfiques…) et le puissant symbolisme qui anime ces eaux dans l’imaginaire de Bosco.
Il revenait à Liliane Lengrand-Marco de présenter Lourmarin, « site magnétique » et « lieu de [son] coeur » pour Henri Bosco : le village et ses rues pittoresques, mais surtout son magnifique château, « grand être de sérénité dans lequel […] la pierre et la pensée équilibrent leurs rêves », où Bosco fut l’un des administrateurs de la Fondation Laurent-Vibert. La visite au bastidon de Bosco nous rend sensibles à l’importance de ce lieu privilégié d’observation, de rêve et de méditation que constitua ce « poste avancé des collines » pour le romancier-poète, sensible aux sortilèges des ombres et de la nuit. Liliane Lengrand-Marco nous propose à cette occasion une délicieuse rêverie sur le thème de la maison, qui est toujours un être vivant dans l’oeuvre de Bosco, et un abri tant physique que moral pour les « mauvaises saisons de l’âme« …
La séquence « Inspiration » de cette « invitation au voyage » se termine au coeur tragique du Luberon, dans l’ancien village de Sivergues : Françoise Jean en retrace l’histoire religieuse convulsive, liée aux persécutions des Protestants (Silvacane est tout proche), en insistant sur la façon dont Bosco, en matière d’histoire ou de géographie, dépasse toujours le strict réalisme. « Explorateur du rêve », à l’écoute des voix de la Nature, Henri Bosco est vraiment l’inventeur de l’écologie moderne, au sens où Françoise Jean la définit subtilement : « La Nature est notre maison, nous sommes en elle et elle est en nous »…
Ne manquez pas cette belle émission que vous pouvez découvrir dès à présent en suivant le lien ci-dessous :
Petite compensation pour les Amis d’Henri Bosco privés cette année de leurs rencontres annuelles, qui devaient se tenir à Lourmarin (Vaucluse) et Banon (Alpes de Haute-Provence) les 11 et 12 juillet : Philippe Fréchet, membre de « L’Amitié Henri Bosco », les invite à venir l’écouter lire quelques extraits de L’Ane Culotte, Sylvius, Les Balesta et autres oeuvres d’Henri Bosco à la librairie « Le Bleuet » à Banon, le samedi 30 mai à 11h. puis à 15h. (deux séances). Occasion de (re)découvrir la librairie magique d’Isabelle et Marc Gaucherand, que nous remercions pour leur hospitalité toute bosquienne, et d’apprécier le génie de lecteur (entre autres talents…) de notre ami Philippe Fréchet (photo ci-dessous).
Entrée gratuite, mais réservation indispensable (jauge restreinte compte tenu des contraintes sanitaires) par mail à : bleuetcie04@gmail.com
Comme annoncé dans notre dernière « Lettre de L’Amitié », la traduction américaine de Malicroix due à notre amie Joyce Zonana vient de paraître (avril 2020) aux prestigieuses éditions de la New York Review of Books. David Todd, le redouté chroniqueur de Booktrib(www.booktrib.com), en fait une critique particulièrement élogieuse sous le titre « Malicroix in translation : a hypnotic account of solitary life » (6 avril 2020). La traduction assurée par Joyce Zonana possède selon lui « l’intensité et la grâce », conférant « un rythme naturel aux effusions phénoménologiques de l’oeuvre de Bosco », et restituant avec bonheur la puissance onirique de ce roman. « Il pèse une malédiction familiale quasi mythique sur le narrateur », analyse avec justesse le chroniqueur, « mais le grand frisson procuré par ce roman tient surtout dans la puissance poétique de l’écrivain. Tel que le décrivait le philosophe français Gaston Bachelard dans La Poétique de l’espace« , le roman de Bosco est « un vaste poème en prose » dans lequel « l’action véritable […] consiste en l’épreuve de la solitude« .
Joyce Zonana
Voilà d’utiles réflexions pour le temps de Pâques… et celui du confinement! Avec toute l’admirative gratitude de « L’Amitié Henri Bosco » à Joyce Zonana pour la contribution exceptionnelle qu’elle apporte au rayonnement de l’oeuvre d’Henri Bosco outre-Atlantique, où Malicroix n’avait jamais été traduit.
Plusieurs des
manifestations culturelles et littéraires que nous avions annoncées dans notre
dernière « Lettre de L’Amitié » ont hélas subi les conséquences de la
crise sanitaire que nous traversons : annulé, le festival « Printemps
de la Maison » qui devait se tenir à Vedène (84) du 24 mars au 3 avril avec
une exposition des tirages photographiques originaux de Jean-François Jung ;
annulé, le congrès de la Fédération Nationale des Maisons d’écrivain &
patrimoines littéraires prévu à Manosque les 2-3-4 avril, au cours duquel
Angela Maffre, Arnaud Dhermy et Christian Morzewski étaient invités à présenter
la bibliothèque d’Henri Bosco ; annulés, plusieurs salons du livre où
devaient être présentées des œuvres d’Henri Bosco, notamment par notre ami
Mathieu Charleux lors du prestigieux Salon du livre rare et de l’objet d’art,
au Grand Palais. Partie(s) remise(s), espérons-le, en nous félicitant que le
hasard – heureux – qui nous a fait
décaler nos rencontres annuelles en juillet à Lourmarin, puisse permettre – utinam ! comme disaient les Latins…–
de nous retrouver bientôt au bon soleil
de « L’Amitié Bosco », une fois sortis de l’épreuve de cette épidémie
et du confinement… Nous vous tiendrons bien évidemment informés, sur ce site
notamment, de la tenue de cette manifestation prévue les samedi 11 et dimanche
12 juillet, à Lourmarin donc, pour coïncider avec la nouvelle exposition préparée
par notre vice-présidente Liliane Lengrand-Marco et consacrée à Henri Bosco, « Le
poète et les images ».
D’ici là et
pour patienter, sans nous isoler les uns des autres mais en mettant à profit ce
grand rallentendo de nos activités « non
essentielles », replongeons-nous dans l’œuvre de Bosco, écrivain de l’attente,
de la lenteur, de la patience (dans
tous les sens de ce dernier mot : la qualité de celui qui sait attendre,
justement, persévérer, mais aussi la capacité de supporter, y compris le
malheur et la souffrance). Quel plus beau manuel du bon usage du confinement,
par exemple, que le début d’Hyacinthe
Mais on
pourra peut-être préférer les très belles pages consacrées elles aussi à l’attente
dans Mon Compagnon de songes, comme
notre ami Denis Lebioda, de l’association « Regards alpins », qui
nous offre cette belle photographie d’encouragement à la lecture et de fortitude
face à l’épreuve…
« Prenez soin de vous et de vos
proches », selon la formule désormais consacrée, mais ici revivifiée par nos
pensées les plus chaleureusement amicales !
Placé sous le signe d’« Un retour à l’enfant… », ce volume n°54 des Cahiers Henri Bosco présente tout d’abord un dossier d’inédits exceptionnels de l’écrivain : le texte d’une conférence de 1957 consacrée à « L’enfant, personnage littéraire » ainsi que les feuillets du Diaire d’Henri Bosco qui, à la même époque, se penche sur la question de la représentation de l’enfance en littérature, et enfin la transcription d’un passionnant entretien de 1966, « L’enfance, un savoir extraordinaire ».
Mais ce volume est aussi l’occasion de revisiter L’Enfant et la rivière, oeuvre emblématique de Bosco dont l’adaptation récente en roman graphique par Xavier Coste (éditions Sarbacane) fournit la magnifique illustration de couverture. Hervé Signore a par ailleurs choisi l’édition de 1960 illustrée par les eaux-fortes de Simon Goldberg pour sa rubrique bibliophilique, tandis que Martine Valdinoci témoigne de sa passion de « passeuse » de cette oeuvre auprès des jeunes générations, et que Stefana Squatrito, à travers l’analyse des « pouvoirs secrets » de la nourriture, se livre à une très stimulante lecture anthropologique sur « le cru et le cuit » dans L’Enfant et la rivière.
On lira aussi dans ce volume le témoignage-hommage de Liliane Lengrand-Marco racontant « une rencontre imprévue » avec le romancier, au château de Lourmarin, et deux études critiques originales : Nicole Lombard explore les analogies de certains personnages bosquiens (Bargabot, Méjemirande…) avec les chamans, et Bruno Tritsmans nous propose de relire Tante Martine à la recherche des personnages de « sentinelles » et de « sirènes »…
Une bibliographie critique actualisée pour 2018-2019, due aux soins d’Arnaud Dhermy, clôture ce volume, servi gracieusement aux adhérents de « L’Amitié Henri Bosco » à jour de leur cotisation 2019, et disponible en librairie à partir de mars 2020 (ou directement auprès des Presses universitaires de l’Artois, ou de « L’Amitié Henri Bosco ») au prix de 18€.
« On ne sait rien d’un homme tant qu’on n’a pas lu sa correspondance », rappelle Alain Tassel citant le Cours de littérature familière de Lamartine en épigraphe de cette belle édition critique des correspondances croisées qu’a entretenues Henri Bosco avec Georges Duhamel, Joseph Peyré, Gabriel Marcel et Henry Bonnier, de 1947 à 1971. Les amis de Bosco connaissent le talent épistolier de l’écrivain, et la saveur de ses correspondances éditées dans nos Cahiers Henri Bosco (avec Jean Denoël, François Bonjean, Jules Roy, Gabriel Germain, Gaston Bachelard, Gabriel Audisio…). Mais il revenait à Alain Tassel, Secrétaire général de notre association et spécialiste de l’épistolaire littéraire, de « mettre en lumière », à travers ces quelque quatre-vingts lettres inédites, « la franchise, la serviabilité et la fidélité en amitié » d’Henri Bosco avec ses correspondants (en particulier Henry Bonnier, à l’époque jeune journaliste et critique littéraire à qui Bosco prodigue de façon souvent touchante ses conseils d’écrivain chevronné). A travers ces dialogues avec ses pairs en littérature ou en philosophie (Duhamel, Peyré, Gabriel Marcel) apparaissent aussi de passionnantes réflexions sur l’actualité (littéraire et politique) de ces années 1950-1970, ainsi que sur son propre travail de romancier en pleine campagne d’écriture de L’Antiquaire et des Balesta, deux des chefs d’oeuvre de la grande maturité de Bosco.
C’est dans la prestigieuse « Bibliothèque de littérature du XXe siècle » des Classiques Garnier qu’est publié cet ouvrage indispensable pour comprendre et mieux apprécier la « sociabilité littéraire » d’Henri Bosco, un des plus grands écrivains français du XXe siècle, trop souvent décrit comme un solitaire, et qui avait développé, tant en France qu’au Maroc, un impressionnant réseau de relations et d’amitiés littéraires autour de lui.
Henri Bosco, Lettres à quelques amis écrivains, édition critique par Alain Tassel, Classiques Garnier, 2019, 18€.
Dans toutes les bonnes librairies ou directement sur le site internet www.classiques-garnier.com
L’association « Regards alpins » organise les samedi 5 et dimanche 6 octobre 2019 la 7ème édition de ses « Rencontres photographiques en Champsaur », à Forest-Saint-Julien dans les Hautes-Alpes (à 15 km. au nord de Gap). Fondées sur le principe d’un dialogue entre l’oeuvre d’un écrivain et celle d’un photographe, ces rencontres ont été inspirées successivement par les oeuvres de Giono, Samivel, Jack London, Francis Ponge, Alexandra David-Néel… et seront placées sous le « regard » d’Henri Bosco pour leur édition 2019.
Ces rencontres sont ouvertes à tout photographe, auteur-photographe (amateur ou professionnel) ou tout artiste et auteur utilisant la photographie comme outil ou support. Les candidats devront faire des propositions en rapport avec l’oeuvre littéraire d’Henri Bosco, abordée sous tous ses aspects, réels ou imaginaires, dans une thématique humaine, économique, ethnographique, naturaliste, environnementale, architecturale, scientifique…
Seront privilégiés les travaux démontrant une réelle interprétation personnelle et originale de l’univers et des idées développées par Henri Bosco dans ses oeuvres : romans, poésies, recueils de souvenirs…
L’appel à participation et le dossier de candidature peuvent être consultés et téléchargés sur le site internet de l’association :
http://regards-alpins.eu
ou demandés par mail à :
contact@regards-alpins.eu
Attention à la date limite de dépôt des dossiers de candidature :30 juin 2019.
La salle polyvalente de Manse – Forest Saint Julien accueillera durant les deux journées les travaux d’une quinzaine de photographes sélectionnés, auxquels seront décernés différents prix : Prix du jury, Prix du public, Prix des artistes… En marge de l’exposition, des animations, tables-rondes, lectures publiques et conférences seront proposées autour de l’oeuvre de Henri Bosco, en partenariat avec notre association « L’Amitié Henri Bosco » et la librairie gapençaise « Au coin des mots passants ».