Actualité Henri Bosco

« L’Ane Culotte », « Sylvius » et « Les Balesta » au programme des lectures de la librairie « Le Bleuet » à Banon

Philippe Fréchet dans sa lecture de L’Ane Culotte et des Balesta

Samedi 20 mai 2020 à Banon (Alpes de Haute-Provence), dans les jardins de la librairie « Le Bleuet », à l’initiative de Marc et Isabelle Gaucherand, gérants de cette merveilleuse « maison des livres », et de Philippe Fréchet, adhérent de « L’Amitié Henri Bosco », deux séances de lectures publiques d’extraits d’Henri Bosco ont permis à quelques privilégiés de goûter la prose poétique de l’auteur de L’Ane Culotte, de Sylvius et des Balesta.

…et Sabine Gaucherand dans celle de Sylvius!

Savamment choisis par Philippe Fréchet et Sabine Gaucherand, fille de nos amis libraires (et convertie elle aussi à Bosco!), les trois extraits peuvent être écoutés (et visionnés) ci-dessous :

Un grand merci à nos deux interprètes qui ont su faire entendre la magie de la prose poétique de Bosco grâce à leur sensibilité de lecteurs et à leur « science du texte »… Même le rossignol des jardins du « Bleuet », tombé sous le charme de ces lectures, a accompagné mélodieusement ces moments de grâce! Promis-juré, nos amis nous redonneront en direct le privilège de ces lectures lors de nos prochaines « Rencontres de L’Amitié Henri Bosco », en juillet 2021 à Lourmarin… et à Banon!

Un merci tout particulier aussi à Colette Davile-Estinès qui a réalisé la captation audio-visuelle, et accepté de mettre celle-ci à disposition des adhérents de « L’Amitié Henri Bosco ».




Sur « Arte » le 10 juin 2020, « Henri Bosco, rêveur du Luberon »

Réalisé en octobre dernier par Sandrine Dumas pour l’émission « Invitation au voyage » diffusée chaque jour sur la chaîne télévisée Arte, le reportage consacré à « Henri Bosco, rêveur du Luberon » sera diffusé le mercredi 10 juin 2020 à 16h35.

Les images ont été filmées sur quelques-uns des lieux de vie et d’inspiration de Bosco : Avignon, Lourmarin (le village, le château, le bastidon), Sivergues, le village des « parpaillots » du récit L’Habitant de Sivergues, et bien sûr les bords de la Durance, immortalisés par L’Enfant et la rivière .

Avec beaucoup de justesse et de sensibilité, chacun de ces sites a été présenté et commenté, dans leur importance pour l’oeuvre et la vie de Bosco, par trois de nos amis administrateurs (et membres du Bureau) de « L’Amitié Henri Bosco » : Hervé Signore, Liliane Lengrand-Marco et Françoise Jean.

Hervé Signore (avec la complicité filiale de Bérenger et Hyacinthe, et le concours de la « Confrérie des Pescaïres L’Islens » pour les séquences tournées à L’Isle-sur-la-Sorgue) a évoqué l’importance de la cité papale et de la Durance dans l’enfance de Bosco, mais surtout le rôle de l’eau, sous toutes les différentes formes qu’elle revêt dans l’oeuvre (eaux vives ou dormantes, douces ou salées, bénéfiques ou maléfiques…) et le puissant symbolisme qui anime ces eaux dans l’imaginaire de Bosco.

Il revenait à Liliane Lengrand-Marco de présenter Lourmarin, « site magnétique » et « lieu de [son] coeur » pour Henri Bosco : le village et ses rues pittoresques, mais surtout son magnifique château, « grand être de sérénité dans lequel […] la pierre et la pensée équilibrent leurs rêves », où Bosco fut l’un des administrateurs de la Fondation Laurent-Vibert. La visite au bastidon de Bosco nous rend sensibles à l’importance de ce lieu privilégié d’observation, de rêve et de méditation que constitua ce « poste avancé des collines » pour le romancier-poète, sensible aux sortilèges des ombres et de la nuit. Liliane Lengrand-Marco nous propose à cette occasion une délicieuse rêverie sur le thème de la maison, qui est toujours un être vivant dans l’oeuvre de Bosco, et un abri tant physique que moral pour les « mauvaises saisons de l’âme« …

La séquence « Inspiration » de cette « invitation au voyage » se termine au coeur tragique du Luberon, dans l’ancien village de Sivergues : Françoise Jean en retrace l’histoire religieuse convulsive, liée aux persécutions des Protestants (Silvacane est tout proche), en insistant sur la façon dont Bosco, en matière d’histoire ou de géographie, dépasse toujours le strict réalisme. « Explorateur du rêve », à l’écoute des voix de la Nature, Henri Bosco est vraiment l’inventeur de l’écologie moderne, au sens où Françoise Jean la définit subtilement : « La Nature est notre maison, nous sommes en elle et elle est en nous »…

Ne manquez pas cette belle émission que vous pouvez découvrir dès à présent en suivant le lien ci-dessous :

https://www.arte.tv/fr/videos/091152-113-A/invitation-au-voyage/

et que vous pourrez revoir après sa diffusion sur le site internet arte.tv jusqu’au 8 août 2020.

(Christian Morzewski – 3 juin 2020)

Samedi 30 mai 2020 : lectures de Bosco par Philippe Fréchet à la librairie « Le Bleuet » à Banon

Petite compensation pour les Amis d’Henri Bosco privés cette année de leurs rencontres annuelles, qui devaient se tenir à Lourmarin (Vaucluse) et Banon (Alpes de Haute-Provence) les 11 et 12 juillet : Philippe Fréchet, membre de « L’Amitié Henri Bosco », les invite à venir l’écouter lire quelques extraits de L’Ane Culotte, Sylvius, Les Balesta et autres oeuvres d’Henri Bosco à la librairie « Le Bleuet » à Banon, le samedi 30 mai à 11h. puis à 15h. (deux séances). Occasion de (re)découvrir la librairie magique d’Isabelle et Marc Gaucherand, que nous remercions pour leur hospitalité toute bosquienne, et d’apprécier le génie de lecteur (entre autres talents…) de notre ami Philippe Fréchet (photo ci-dessous).

Entrée gratuite, mais réservation indispensable (jauge restreinte compte tenu des contraintes sanitaires) par mail à : bleuetcie04@gmail.com

La traduction américaine de « Malicroix » par Joyce Zonana saluée par la critique

Comme annoncé dans notre dernière « Lettre de L’Amitié », la traduction américaine de Malicroix due à notre amie Joyce Zonana vient de paraître (avril 2020) aux prestigieuses éditions de la New York Review of Books. David Todd, le redouté chroniqueur de Booktrib (www.booktrib.com), en fait une critique particulièrement élogieuse sous le titre « Malicroix in translation : a hypnotic account of solitary life » (6 avril 2020). La traduction assurée par Joyce Zonana possède selon lui « l’intensité et la grâce », conférant « un rythme naturel aux effusions phénoménologiques de l’oeuvre de Bosco », et restituant avec bonheur la puissance onirique de ce roman. « Il pèse une malédiction familiale quasi mythique sur le narrateur », analyse avec justesse le chroniqueur, « mais le grand frisson procuré par ce roman tient surtout dans la puissance poétique de l’écrivain. Tel que le décrivait le philosophe français Gaston Bachelard dans La Poétique de l’espace« , le roman de Bosco est « un vaste poème en prose » dans lequel « l’action véritable […] consiste en l’épreuve de la solitude« .

Joyce Zonana

Voilà d’utiles réflexions pour le temps de Pâques… et celui du confinement! Avec toute l’admirative gratitude de « L’Amitié Henri Bosco » à Joyce Zonana pour la contribution exceptionnelle qu’elle apporte au rayonnement de l’oeuvre d’Henri Bosco outre-Atlantique, où Malicroix n’avait jamais été traduit.

Christian Morzewski – 11 avril 2020

Henri Bosco,

écrivain pour les temps difficiles

Plusieurs des manifestations culturelles et littéraires que nous avions annoncées dans notre dernière « Lettre de L’Amitié » ont hélas subi les conséquences de la crise sanitaire que nous traversons : annulé, le festival « Printemps de la Maison » qui devait se tenir à Vedène (84) du 24 mars au 3 avril avec une exposition des tirages photographiques originaux de Jean-François Jung ; annulé, le congrès de la Fédération Nationale des Maisons d’écrivain & patrimoines littéraires prévu à Manosque les 2-3-4 avril, au cours duquel Angela Maffre, Arnaud Dhermy et Christian Morzewski étaient invités à présenter la bibliothèque d’Henri Bosco ; annulés, plusieurs salons du livre où devaient être présentées des œuvres d’Henri Bosco, notamment par notre ami Mathieu Charleux lors du prestigieux Salon du livre rare et de l’objet d’art, au Grand Palais. Partie(s) remise(s), espérons-le, en nous félicitant que le hasard  – heureux – qui nous a fait décaler nos rencontres annuelles en juillet à Lourmarin, puisse permettre – utinam ! comme disaient les Latins…–  de nous retrouver bientôt au bon soleil de « L’Amitié Bosco », une fois sortis de l’épreuve de cette épidémie et du confinement… Nous vous tiendrons bien évidemment informés, sur ce site notamment, de la tenue de cette manifestation prévue les samedi 11 et dimanche 12 juillet, à Lourmarin donc, pour coïncider avec la nouvelle exposition préparée par notre vice-présidente Liliane Lengrand-Marco et consacrée à Henri Bosco, « Le poète et les images ».

D’ici là et pour patienter, sans nous isoler les uns des autres mais en mettant à profit ce grand rallentendo de nos activités « non essentielles », replongeons-nous dans l’œuvre de Bosco, écrivain de l’attente, de la lenteur, de la patience (dans tous les sens de ce dernier mot : la qualité de celui qui sait attendre, justement, persévérer, mais aussi la capacité de supporter, y compris le malheur et la souffrance). Quel plus beau manuel du bon usage du confinement, par exemple, que le début d’Hyacinthe

Mais on pourra peut-être préférer les très belles pages consacrées elles aussi à l’attente dans Mon Compagnon de songes, comme notre ami Denis Lebioda, de l’association « Regards alpins », qui nous offre cette belle photographie d’encouragement à la lecture et de fortitude face à l’épreuve…

« Prenez soin de vous et de vos proches », selon la formule désormais consacrée, mais ici revivifiée par nos pensées les plus chaleureusement amicales !

Parution prochaine du volume n°54 des « Cahiers Henri Bosco »

Parution prochaine du volume n°54 des « Cahiers Henri Bosco »

Placé sous le signe d’« Un retour à l’enfant… », ce volume n°54 des Cahiers Henri Bosco présente tout d’abord un dossier d’inédits exceptionnels de l’écrivain : le texte d’une conférence de 1957 consacrée à « L’enfant, personnage littéraire » ainsi que les feuillets du Diaire d’Henri Bosco qui, à la même époque, se penche sur la question de la représentation de l’enfance en littérature, et enfin la transcription d’un passionnant entretien de 1966, « L’enfance, un savoir extraordinaire ».

Mais ce volume est aussi l’occasion de revisiter L’Enfant et la rivière, oeuvre emblématique de Bosco dont l’adaptation récente en roman graphique par Xavier Coste (éditions Sarbacane) fournit la magnifique illustration de couverture. Hervé Signore a par ailleurs choisi l’édition de 1960 illustrée par les eaux-fortes de Simon Goldberg pour sa rubrique bibliophilique, tandis que Martine Valdinoci témoigne de sa passion de « passeuse » de cette oeuvre auprès des jeunes générations, et que Stefana Squatrito, à travers l’analyse des « pouvoirs secrets » de la nourriture, se livre à une très stimulante lecture anthropologique sur « le cru et le cuit » dans L’Enfant et la rivière.

On lira aussi dans ce volume le témoignage-hommage de Liliane Lengrand-Marco racontant « une rencontre imprévue » avec le romancier, au château de Lourmarin, et deux études critiques originales : Nicole Lombard explore les analogies de certains personnages bosquiens (Bargabot, Méjemirande…) avec les chamans, et Bruno Tritsmans nous propose de relire Tante Martine à la recherche des personnages de « sentinelles » et de « sirènes »…

Une bibliographie critique actualisée pour 2018-2019, due aux soins d’Arnaud Dhermy, clôture ce volume, servi gracieusement aux adhérents de « L’Amitié Henri Bosco » à jour de leur cotisation 2019, et disponible en librairie à partir de mars 2020 (ou directement auprès des Presses universitaires de l’Artois, ou de « L’Amitié Henri Bosco ») au prix de 18€.

Dialogue photographique avec Henri Bosco en Champsaur les 5 et 6 octobre 2019 : le programme complet!

Parution des « Lettres à quelques amis écrivains » éditées par Alain Tassel

« On ne sait rien d’un homme tant qu’on n’a pas lu sa correspondance », rappelle Alain Tassel citant le Cours de littérature familière de Lamartine en épigraphe de cette belle édition critique des correspondances croisées qu’a entretenues Henri Bosco avec Georges Duhamel, Joseph Peyré, Gabriel Marcel et Henry Bonnier, de 1947 à 1971. Les amis de Bosco connaissent le talent épistolier de l’écrivain, et la saveur de ses correspondances éditées dans nos Cahiers Henri Bosco (avec  Jean Denoël, François Bonjean, Jules Roy, Gabriel Germain, Gaston Bachelard, Gabriel Audisio…). Mais il revenait à Alain Tassel, Secrétaire général de notre association et spécialiste de l’épistolaire littéraire, de « mettre en lumière », à travers ces quelque quatre-vingts lettres inédites, « la franchise, la serviabilité et la fidélité en amitié » d’Henri Bosco  avec ses correspondants (en particulier Henry Bonnier, à l’époque jeune journaliste et critique littéraire à qui Bosco prodigue de façon souvent touchante ses conseils d’écrivain chevronné). A travers ces dialogues avec ses pairs en littérature ou en philosophie (Duhamel, Peyré, Gabriel Marcel) apparaissent aussi de passionnantes réflexions sur l’actualité (littéraire et politique) de ces années 1950-1970, ainsi que sur son propre travail de romancier en pleine campagne d’écriture de L’Antiquaire et des Balesta, deux des chefs d’oeuvre de la grande maturité de Bosco.

Bosco Lettres à qq amis écrivains

C’est dans la prestigieuse « Bibliothèque de littérature du XXe siècle » des Classiques Garnier qu’est publié cet ouvrage indispensable pour comprendre et mieux apprécier la « sociabilité littéraire » d’Henri Bosco, un des plus grands écrivains français du XXe siècle, trop souvent décrit comme un solitaire, et qui avait développé, tant en France qu’au Maroc, un impressionnant réseau de relations et d’amitiés littéraires autour de lui.

Henri Bosco, Lettres à quelques amis écrivains, édition critique par Alain Tassel, Classiques Garnier, 2019, 18€.

Dans toutes les bonnes librairies ou directement sur le site internet www.classiques-garnier.com

ISBN 978-2-406-08414-3

 

Henri Bosco invité d’honneur 2019 des « Rencontres photographiques en Champsaur »

L’association « Regards alpins » organise les samedi 5 et dimanche 6 octobre 2019 la 7ème édition de ses « Rencontres photographiques en Champsaur », à Forest-Saint-Julien dans les Hautes-Alpes (à 15 km. au nord de Gap). Fondées sur le principe d’un dialogue entre l’oeuvre d’un écrivain et celle d’un photographe, ces rencontres ont été inspirées successivement par les oeuvres de Giono, Samivel, Jack London, Francis Ponge, Alexandra David-Néel… et seront placées sous le « regard » d’Henri Bosco pour leur édition 2019.

Ces rencontres sont ouvertes à tout photographe, auteur-photographe (amateur ou professionnel) ou tout artiste et auteur utilisant la photographie comme outil ou support. Les candidats devront faire des propositions en rapport avec l’oeuvre littéraire d’Henri Bosco, abordée sous tous ses aspects, réels ou imaginaires, dans une thématique humaine, économique, ethnographique, naturaliste, environnementale, architecturale, scientifique…

Seront privilégiés les travaux démontrant une réelle interprétation personnelle et originale de l’univers et des idées développées par Henri Bosco dans ses oeuvres :  romans, poésies, recueils de souvenirs…

L’appel à participation et le dossier de candidature peuvent être consultés et téléchargés sur le site internet de l’association :

http://regards-alpins.eu

ou demandés Regards alpins Dialogue Bosco 1Regards alpins Dialogue Bosco 2par mail à :

contact@regards-alpins.eu

Attention à la date limite de dépôt des dossiers de candidature : 30 juin 2019.

La salle polyvalente de Manse – Forest Saint Julien accueillera durant les deux journées les travaux d’une quinzaine de photographes sélectionnés, auxquels seront décernés différents prix : Prix du jury, Prix du public, Prix des artistes… En marge de l’exposition, des animations, tables-rondes, lectures publiques et conférences seront proposées autour de l’oeuvre de Henri Bosco, en partenariat avec notre association « L’Amitié Henri Bosco » et la librairie gapençaise « Au coin des mots passants ».

Toutes et tous à l’assemblée générale de « L’Amitié Henri Bosco » à Nice le samedi 1er juin 2019!

Fidèle à l’alternance biennale entre Lourmarin et Nice, c’est à Nissa la Bella que se tiendra l’assemblée générale 2019 de notre association, le samedi 1er juin.

Après le traditionnel « Déjeuner de L’Amitié », l’assemblée statutaire se réunira à 14h. dans la salle de conférences du Couvent des Dominicains, 9 rue Saint-François de Paule, dans le « Vieux Nice ». Une élection permettra de renouveler intégralement le conseil d’administration de l’association (attention, seuls les adhérents à jour de leur cotisation 2019 sont électeurs et éligibles ; date limite d’envoi des candidatures : 18 mai 2019).

A l’issue de l’assemblée générale, la numérisation en cours du Fonds de documentation Henri Bosco sera présentée par Angela Maffre, responsable des fonds patrimoniaux à la Bibliothèque universitaire de Nice, et Arnaud Dhermy, chef de la mission de coopération régionale pour le programme « Gallica » de la BnF.

Enfin, à 17h., Joyce Zonana, Professeur émérite à l’Université de la Ville de New York (photo ci-dessous) présentera son travail de traduction de Malicroix en américain.

Joyce Zonana headshot 1

 

Pour les participants qui le souhaitent et dans la limite des possibilités de co-voiturage, un déplacement vers Cimiez sera proposé à l’issue de la journée, pour un hommage à Henri Bosco devant la plaque apposée sur « La Maison Rose », son dernier domicile niçois (peinture de Louis Riou ci-dessous).

 

Bosco Maison Rose

 

N’oubliez pas de renvoyer, avant le 18 mai 2019, votre inscription au repas, votre éventuelle candidature au conseil d’administration et, le cas échéant, votre procuration de vote à :

« L’Amitié Henri Bosco »

1 Bois du Vieux-Mont

F- 62580 Vimy (France)

ou par mail à : cahiers-bosco@orange.fr

Présentation de l’Auteur

Depuis sa parution en 1945, plus de trois millions d’exemplaires de L’Enfant et la rivière ont été vendus.

Henri Bosco 1946

Autant dire qu’Henri Bosco (1888-1976) est un auteur à succès. Mais ce succès l’a enfermé dans la catégorie des écrivains pour enfants, malentendu qui ne rend pas compte de la richesse et de la variété de son œuvre, couronnée par les plus hautes distinctions littéraires.

Auteur d’une trentaine de romans – parmi lesquels L’Ane Culotte, Le Mas Théotime, Malicroix… -, et de plusieurs recueils de poésie, Bosco a écrit quelques-unes des plus belles pages de la littérature française.

Comme Cézanne, en peinture, Bosco était provençal, et, comme Camus, qui repose à ses côtés dans le cimetière de Lourmarin, profondément méditerranéen. Il était imprégné de la lumière – donc de l’ombre – de ces pays ensoleillés.

Gaston Bachelard tenait Bosco pour « le plus grand rêveur de notre temps ». Réel et imaginaire, visible et invisible, rêve et réalité, tout cela, chez lui, est inextricablement mêlé. Avec, en fond de décor, le souvenir – et la quête – du paradis terrestre, et, jamais très loin, Celui que le romancier tenait pour « le Personnage invisible, omniprésent de mes livres : Dieu », les récits de Bosco mêlent d’inimitable manière lieux, scènes et personnages d’un paisible monde rural aujourd’hui disparu et réalités insondables qui donnent du prix à l’existence : le silence, la solitude, la nuit, l’attente, le prestige des puissances de la terre, les mystères…

Dense et limpide, secrète, rayonnante, terrienne et fantastique, salubre, envoûtante, l’œuvre d’Henri Bosco ne s’apparente à aucune autre. Profonds et d’une haute élévation, tendres, savoureux, ses romans et ses souvenirs – sans oublier ses si belles poésies – sont à lire, relire ou découvrir de toute urgence.

Robert Colonna D’Istria.

Auteur d’un essai sur l’œuvre d’Henri Bosco

La lumière et le royaume.

Henri Bosco, par lui-même

Je suis né à Avignon (dans le Vaucluse), vieille ville pontificale, le 16 novembre 1888,  de Louis Bosco, artiste lyrique et de Louise Faléna, tout deux provençaux parlant couramment le provençal. Le signe du Scorpion se trouvait alors dans le Zodiaque


Jusqu’à l’âge de dix huit ans, je n’ai pas quitté Avignon. J’y ai vécu à la campagne, entre Durance et Rhône.
Mes études, je les ai faites dans ma ville natale. Elles ont été bonnes. En même temps, je suivais des cours de musique au conservatoire car on me destinait à une carrière musicale. Les circonstances m’obligèrent à en choisir une autre, ce fut l’enseignement.

En 1907, je m’inscrivis à la faculté des lettres de Grenoble, et à l’institut français de Florence. J’y obtins les diplômes requis jusqu’à l’agrégation. Ensuite, j’ai suivi la carrière professorale (lettres classiques) tant dans le secondaire que dans le supérieur, de 1912 à 1945, c’est à dire pendant trente-trois ans. Très désireux de connaître  d’autre pays que le mien, je suis parti pour l’Algérie à Philippeville.
Ma carrière fut interrompue par la Première Guerre mondiale, pour laquelle je fus mobilisé dans un régiment de zouaves, le 4e, et envoyé au Moyen-Orient (Dardanelles, Serbie). J’ai ensuite occupé un poste en Italie, puis suis parti enseigner au Maroc où là se situe l’essentiel de ma carrière.

En 1940, lors de  la Seconde Guerre mondiale, j’enseignais au Maroc au lycée Gouraud de Rabat la Rhétorique Supérieure, que l’on appelle aujourd’hui la Khâgne. Vu mon âge, je fus mobilisé sur place dans ma profession.
En 1945, j’ai pris une retraite anticipée mais j’ai continué à séjourner à Rabat pendant une dizaine d’années, car j’ai profondément aimé le Maroc. En 1955 nous avons, ma femme et moi, quitté l’Afrique du Nord pour nous établir à Nice.
C’est dès mon enfance que m’est venu le goût d’écrire, mais j’ai d’abord été attiré par la poésie.

Un prix littéraire, obtenu à treize ans, m’a engagé dans cette voie. J’ai  composé de nombreux poèmes qui ont abouti à une vaste trilogie : « Les Poèmes de l’espoir« . L’influence de Dante et des grands romantiques français y était sensible. Mais, vers ma trentième année, j’ai reconnu l’insuffisance de ces monumentales compositions et je les ai abandonnées.

De dépit, et par réaction, je me suis tourné vers la prose et j’ai alors écrit trois romans. Ils sont marqués par des écrivains dits à cette époque « D’avant garde » : Max Jacob, Cocteau, Apollinaire, Giraudoux. Ces exercices acrobatiques de style m’ont rapidement déçu. Là n’était pas mon authentique nature, ni ma vocation. J’ai cherché et, finalement, j’ai  trouvé ce que je devais faire pour exprimer ce que j’étais profondément, en écrivant Le Sanglier (1932)

De ce roman date une seconde et définitive manière, dont les pièces maîtresses sont : L’Ane culotte, Le Mas Théotime, Hyacinthe, Malicroix, et Le Récif.

Au total, une vingtaine de romans qui m’ont valu la notoriété, notoriété confirmée par plusieurs grands prix littéraires : Grand Prix National des Lettres Françaises, Prix Renaudot, Prix des Ambassadeurs, Grand Prix de la Littérature de l’Académie française.
Aux récits romanesques se sont ajoutés des essais comme Sites et Mirages, composé à l’initiative du peintre Adrien Marquet pour accompagner certains de ses tableaux sur Alger, puis  une traduction de l’Apocalypse de Saint Jean d’après la Vulgate et le texte grec, ornée de 40 dessins en deux couleurs réalisés par Edy Legrand, et édité par la galerie Derche de Casablanca.
C’est au Maroc que j’ai rédigé la plupart de mes livres mais, paradoxalement, le Maroc n’y tiendra qu’une place très relative, hormis quelques poèmes, textes dispersés dans des revues, et un roman L’Antiquaire qui se déroule en partie dans l’Atlas. Puis, j’ai rédigé une sorte de mémorial de ces années marocaines, édité en 1948,  sous le nom « Les Pages Marocaines », accompagnées de 40 gouaches originales réalisées par mon ami le peintre Louis Riou. Ce livre sera partiellement réédité par Gallimard sous le titre Des Sables à la mer.

Une grande partie de ces ouvrages ont été traduits en anglais, allemand, espagnol, italien, néerlandais, polonais, japonais, coréen.
Tout œuvre de quelque importance est toujours l’expression d’une nature, celle de son créateur. Ce sont ses propres forces qui l’animent. Pour moi, dans mon œuvre, c’est mon sang, mon pays natal, mon expérience du monde.
Mon sang qui est italo-provençal, est aussi loin que je remonte, de race méditerranéenne. De là, une prise solide du concret, de l’amour des formes, de la ligne et de la lignée.  C’est mon goût  passionné de la vie, tant de ses jouissances que de ses beautés et de ses grandeurs.

J’aime les objets pleins, les corps mesurables et intelligibles, mais doués de présence.  Don essentiel car, qu’ils soient de ma main ou non, je leur attribue spontanément ce don.
C’est par excès de plénitude qu’ils le rendent sensible. Ils sont pour moi plus qu’ils ne sont. Et cela toujours et partout, irrésistiblement.  C’est  ce surplus que je sens, que je vois, que je touche, une émanation magnétique. Leurs âmes, sans doute leur dieu intérieur. En fait, dans cette vision, tout objet est un objet magique et plus il est dense, plus il est strictement façonné, plus il contient d’énergie intérieure, plus ses émanations sont communicatives, intensément magnétisées.

Il n’est rien au monde qui n’aimante et ne s’aimante. Rien n’existe qui soit séparé de tout.  Entre la matière et l’âme passent des courants. De même entre l’âme et tout l’univers.

Le poète est posté au lieu privilégié où se croisent ces forces. Elles le traversent, l’émeuvent, et il les exprime. Mais pour y réussir, il faut qu’il soit un don. La vertu de pouvoir sortir du monde purement logique où banalement nous vivons, pour atteindre un état mental qui lui permette de capter ces ondes et les communiquer par des mots.

Bibliographie d’Henri Bosco

Pierre Lampédouze, Paris, Crès, 1924 Gallimard, 1937

Le Sanglier, Paris, Gallimard, 1932

Le Trestoulas suivi de L’Habitant de Sivergues, Paris, Gallimard, 1935

L’Ane Culotte, Paris, Gallimard, 1937

Hyacinthe, Paris, Gallimard, 1940

L’Apocalypse de Saint Jean, illustrations de Edy-Legrand, Casablanca, Galerie Derche, 1942

Bucoliques de Provence, Alger, Ed. de la revue Fontaine, 1944

Le Jardin d’Hyacinthe, Genève, Le Cheval Ailé, 1945 et Paris, Gallimard, 1946

Le Mas Théotime, Alger, Charlot, 1945. Paris, Gallimard, 1952

L’Enfant et la Rivière, Alger, Charlot, 1945. Paris, Gallimard, 1953

Monsieur Carre-Benoît à la campagne, Alger, Charlot, 1947 et Paris, Gallimard, 1952

Sylvius, Paris, Gallimard, 1948

Malicroix, Paris, Gallimard, 1948

Le Roseau et la Source, Paris, Gallimard, 1949

Un Rameau de la nuit, Paris, Flammarion, 1950, et Gallimard 1970 –

Des sables à la mer. Pages marocaines, Paris, Gallimard, 1950

Sites et Mirages, Paris, Gallimard, 1951. Réédité dans l’anthologie « Maroc. Les villes impériales », Omnibus, 1996

Antonin, Paris, Gallimard, 1952

L’Antiquaire, Paris, Gallimard, 1954

Le Renard dans l’île, Paris, Gallimard, 1956

Les Balesta, Paris, Gallimard, 1956

Sabinus, Paris, Gallimard, 1957

Barboche, Paris, Gallimard, 1957

Bargabot, Paris, Gallimard, 1958

Saint Jean Bosco, Paris, Gallimard, 1959

Un Oubli moins profond, Paris, Gallimard, 1961

Le Chemin de Monclar, Paris, Gallimard, 1962

L’Epervier, Paris, Gallimard, 1963

Le Jardin des Trinitaires, Paris, Gallimard, 1966

Mon Compagnon de songes, Paris, Gallimard, 1967

Le Récif, Paris, Gallimard, 1971

Tante Martine, Paris, Gallimard, 1972

Une Ombre, Paris, Gallimard, 1978

Des nuages, des voix, des songes…, illustrations de L. Marco, Aix-en-Provence, Edisud, 1980

Le fonds de documentation

Le fonds de documentation Henri Bosco (1888-1976) a été créé du vivant de l’écrivain, et en étroite collaboration avec lui, puisqu’il a été inauguré en sa présence le 16 novembre 1972. Dès l’origine, il a présenté aux lecteurs les œuvres de l’écrivain, avec des éditions originales, des rééditions et des traductions du monde entier, ses articles tirés de revues et la collection complète de sa revue Aguedal, revue créée et parue au Maroc de 1935 à 1944 ; mais aussi des documents critiques sur son œuvre, travaux universitaires et articles. Une politique d’achat de la part de la Bibliothèque vient renforcer ce fonds de documentation et le compléter avec de nouveaux ouvrages français ou étranger.

En plus du fonds de documentation, et étroitement lié à lui, la Bibliothèque universitaire a également reçu et a vocation à conserver les archives de l’écrivain et de sa femme Madeleine Bosco. Dès 1972, elle a accueilli certains manuscrits, des photographies et des films.
A la mort d’Henri Bosco en 1976, puis de son épouse en 1985, ont été regroupés tous les manuscrits de ses œuvres (à l’exception de quelques-uns donnés à des amis ou lecteurs ou acquis par eux), ses brouillons et notes, ses papiers personnels, sa correspondance reçue et conservée à Nice et à Lourmarin, ses carnets intimes, une importante iconographie.
Après la mort de l’écrivain, de nombreuses correspondances envoyées et d’autres documents ont été données au fonds, sous forme d’originaux ou de photocopies. Parmi les plus importantes, signalons les lettres envoyées à Gabriel Audisio, à Jean Ballard (éditeur des Cahier du Sud), à Gabriel Germain, à Claude Girault, à Jules Roy, à Ludo Van Bogaert. Ce dernier, médecin neurologue belge, ami très cher de Henri Bosco, humaniste et bibliophile, a donné en 1978 outre sa très abondante correspondance, les trois précieux manuscrits du Mas Théotime, Tante Martine et Une Ombre.

En 1991, une amie napolitaine de Henri Bosco, Silvia Fondra, a fait don de la correspondance qu’elle avait reçue de l’écrivain : 170 lettres et cartes, soit 408 pages dactylographiées, ainsi que des photographies et des textes inédits : L’Étranger (roman inachevé), La Chapelle d’Eygalières, et des poèmes. Ces textes sont publiés, ou le seront dans les Cahiers Henri Bosco.

 

La Bibliothèque mène actuellement l’inventaire complet de ce fonds d’archives impressionnant, afin d’offrir une description précise et des possibilités de recherche. Une première partie de cet inventaire est d’ors et déjà accessible via le Catalogue national des Archives et manuscrits de l’Enseignement supérieur, Calames, qui à terme donnera la description de l’ensemble du fonds d’archives.

 

Enfin, la bibliothèque personnelle de Henri Bosco a été donnée dans son intégralité. Elle comprend plus de 3 000 ouvrages, couvrant des sujets tels que la littérature italienne, la botanique, les villes du Maroc, la pédagogie, etc.. La liste complète de ces ouvrages est disponible sur le catalogue de la Bibliothèque universitaire, avec le terme de recherche « BHB ».

L’amitié Henri Bosco

Association fondée du vivant de l’écrivain et sous le parrainage de celui-ci en 1973.

« L’Amitié Henri Bosco » rassemble tous ceux qui lisent et aiment l’œuvre de Henri Bosco (1888-1976). Présidée successivement par les Professeurs Jean Onimus (de 1972 à 1979), Claude Girault (de 1979 à 2006), Benoît Neiss (de 2006 à 2019) et, depuis 2019, Christian Morzewski, elle organise chaque année des rencontres, colloques, journées d’étude, conférences et autres manifestations culturelles (expositions, lectures, promenades littéraires…) en relation avec l’œuvre d’Henri Bosco.

Ayant vocation à mieux faire connaître et rayonner cette œuvre en France et à travers le monde entier, elle édite une revue de référence, les Cahiers Henri Bosco (servie gracieusement aux adhérents de l’association à jour de leur cotisation annuelle) et gère le « Fonds de documentation Henri Bosco » qui rassemble à la Bibliothèque universitaire de Nice les archives de l’écrivain.

Bulletin d’adhésion

Le bulletin d’adhésion à l’association se trouve en dernière page de ces Cahiers Henri Bosco. Il est également téhéchargeable ci-dessous :

Il doit être dûment complèté et renvoyé à l’adresse suivante :
L’AMITIÉ HENRI BOSCO
1, Bois du Vieux-Mont
62580 VIMY
FRANCE

Contacts

Mme Sophie PACIFICO-LE GUYADER
Email : sophie.pacifico@free.fr
Chargée de communication presse et audiovisuel.

Mr Christian MORZEWSKI
Email :  christian.morzewski@orange.fr
Vice-Président de l’Amitié Henri Bosco

Responsables du site :
Sophie Pacifico Le Guyader et Christian Morzewski.

Siège Social :
« L’Amitié Henri Bosco »
Alain Tassel
alain.tassel@orange.fr

U.F.R Lettres, Arts et Sciences Humaines
98 boulevard Édouard Herriot
06200 Nice

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