Actualité Henri Bosco

Le n°51 des « Cahiers Henri Bosco » est paru

Cahiers Henri Bosco n°51

Henri Bosco – Gabriel Audisio :

« Correspondance marocaine » choisie (1928-1955)

Le volume 2016 des Cahiers Henri Bosco propose une importante sélection de la correspondance inédite échangée entre Henri Bosco et Gabriel Audisio, des débuts de leur amitié littéraire (1928) jusqu’à la fin des « années marocaines » de Bosco (1955). Éditée par Christian Morzewski, ces quelque 80 lettres constituent un ensemble précieux pour mieux connaître la genèse des grandes œuvres de la maturité de Bosco, à travers les confidences inédites qu’il livre à un autre écrivain lui aussi amoureux de la Méditerranée. Témoignage passionnant sur les « années noires » vécues depuis le Maroc, où Bosco anima pendant plus de vingt ans un important foyer de vie littéraire au Maghreb, autour de sa revue Aguedal et de ses amis  Armand Guibert à Tunis et Jean Amrouche à Alger, cette correspondance révèle aussi un visage inédit de Bosco, dont le ton très libre contraste singulièrement avec l’image habituelle  de l’écrivain.

Cette livraison propose aussi une présentation de l’édition bibliophilique de Sylvius, « conte d’hiver » de Bosco, illustrée par Liliane Lengrand-Marco, ainsi que le début d’une anthologie des saisons et des mois à travers l’œuvre du romancier et poète. Le carnet critique rassemble enfin deux études consacrées au personnage de Bras-de-fer à travers ses avatars dans l’œuvre de Bosco, et aux enchantements de l’Ombre dans le roman éponyme inachevé. Une bibliographie critique actualisée complète ce volume envoyé gracieusement à tous les adhérents de « L’Amitié Henri Bosco » à jour de leur cotisation 2016.

Disponible en librairie (18€), les « Cahiers Henri Bosco » peuvent aussi  être commandés auprès de « L’Amitié Henri Bosco », Le Marignan, 36C avenue Paul-Arène 06000 Nice ou par internet aux Presses universitaires de l’Artois : www.apu.univ-artois.fr.

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Henri Bosco à l’honneur pour la « Journée 2016 du Luberon » à Lourmarin le samedi 22 octobre 2016

Réservez dès à présent votre samedi 22 octobre 2016 pour participer à la « Journée du Luberon » consacrée cette année à Henri Bosco et à son oeuvre : conférences, exposition, films, table-ronde, rencontres et débats au château de Lourmarin!

 

Bosco Programme Journée Luberon 22.10.2016

Colloque « Compagnons d’âme, et passeurs de l’entre-deux », <br />du 24 au 26 novembre 2015 <br />à Rabat – Maroc

Colloque « Compagnons d’âme, et passeurs de l’entre-deux »,
du 24 au 26 novembre 2015
à Rabat – Maroc

Hôtes venus du « sombre Occident dans l’Orient mystique », c’est pour un apaisement des âmes, une compréhension de l’autre soi-même, un rapprochement des cultures, des civilisations, et des rives qu’ils appelaient les consciences inquiètes de leur temps.

[…]

Exposition : Chemins photographiques

Exposition : Chemins photographiques

Exposition de Jean-François Jung en Hommage à Henri Bosco du 19 Juin au 6 Septembre (du mardi au dimanche : 10h à 19h)
Rassembler des images autour de l’oeuvre romanesque d’Henri Bosco, est-ce arpenter seulement la Provence ? […]

Bosco : Intemporel

Bosco : Intemporel

Un bel album, “En provence sur les pas de Bosco” et une exposition “Henri Bosco, chemins photographiques” à L’Isle-sur-La-Sorgue, offrent l’occasion de redécouvrir un écrivain majeur et cependant méconnu de la littérature contemporaine.
BRUNO DE CESSOLE
Paru dans Valeurs Actuelles n°4099 du 18 au 24 juin 2015

Sur les pas de Bosco : dans la presse

Sur les pas de Bosco : dans la presse

Henri Bosco (1888-1976) renaîtra-t-il bientôt de ses cendres éditoriales ? Parmi ses 40 livres, combien sont encore «disponibles» ? Une dizaine, à peine…, sans que l’on puisse espérer de son éditeur (Gallimard), pour l’instant, la publication d’un recueil de ses oeuvres – dont nombre sont des chefs-d’oeuvre disparus (les poèmes Le Roseau et la source ; l’initiatique et inachevé Une ombre…) – en Pléiade, voire en belle collection Quarto. En attendant, le foisonnant album de Sophie Pacifico Le Guyader, petite-nièce lettrée de l’écrivain, et de Jean-François Jung, photographe et réalisateur, offre une somme inespérée de textes de Bosco (brefs extraits) et de documents familiaux (photos, lettres, manuscrits…). […]

Jean-François Jung

Jean-François Jung

Jean-François Jung est photographe. scénariste, réalisateur TV. Depuis toujours, la photographie est l’un de ses outils, particulièrement à l’étape des repérages et des notes préparatoires d’un film. Il est l’auteur de nombreux documentaires de création TV, de fictions courtes, et de mises en images lyriques. Il a écrit et réalisé le portrait d’Henri Bosco pour la série de France 3 Un siècle d’écrivains, dirigée par Bernard Rapp. […]

Sophie Pacifico le Guyader

Sophie Pacifico le Guyader

Sophie Pacifico le Guyader, petite nièce de l’écrivain, a été pendant de nombreuses années chargée de communication à la Vidéothèque Bordeaux Aquitaine, puis chargée d’études au Centre François Mauriac de Malagar, maison de l’écrivain, propriété du Conseil Régional d’Aquitaine. […]

Domus : Le château de Lourmarin

Domus : Le château de Lourmarin

Henri Bosco met en scène le château de Lourmarin dans son roman Pierre Lampédouze. L’arrivée du personnage au château reprend certaines circonstances de la découverte de ce «site moral» par l’écrivain, alors que commençait l’aventure intellectuelle de la restauration de l’édifice. La solitude toute entière accueille l’étranger qui porte sa douleur. […]

Sortie d’un véritable Album Henri Bosco

Sortie d’un véritable Album Henri Bosco

Album de famille d’abord, puisque s’ouvrant sur les souvenirs de la petite-nièce de l’écrivain, qui a voulu l’hommage de ce livre. Un homme de grâce qui sut toute sa vie durant se préserver des désordres spirituels de son époque et de son milieu » dit Sophie Pacifico Le Guyader, qui dresse par son témoignage intime un portrait sensible de l’Oncle Henri. […]

Présentation de l’Auteur

Depuis sa parution en 1945, plus de trois millions d’exemplaires de L’Enfant et la rivière ont été vendus.

Henri Bosco 1946

Autant dire qu’Henri Bosco (1888-1976) est un auteur à succès. Mais ce succès l’a enfermé dans la catégorie des écrivains pour enfants, malentendu qui ne rend pas compte de la richesse et de la variété de son œuvre, couronnée par les plus hautes distinctions littéraires.

Auteur d’une trentaine de romans – parmi lesquels L’Ane Culotte, Le Mas Théotime, Malicroix… -, et de plusieurs recueils de poésie, Bosco a écrit quelques-unes des plus belles pages de la littérature française.

Comme Cézanne, en peinture, Bosco était provençal, et, comme Camus, qui repose à ses côtés dans le cimetière de Lourmarin, profondément méditerranéen. Il était imprégné de la lumière – donc de l’ombre – de ces pays ensoleillés.

Gaston Bachelard tenait Bosco pour « le plus grand rêveur de notre temps ». Réel et imaginaire, visible et invisible, rêve et réalité, tout cela, chez lui, est inextricablement mêlé. Avec, en fond de décor, le souvenir – et la quête – du paradis terrestre, et, jamais très loin, Celui que le romancier tenait pour « le Personnage invisible, omniprésent de mes livres : Dieu », les récits de Bosco mêlent d’inimitable manière lieux, scènes et personnages d’un paisible monde rural aujourd’hui disparu et réalités insondables qui donnent du prix à l’existence : le silence, la solitude, la nuit, l’attente, le prestige des puissances de la terre, les mystères…

Dense et limpide, secrète, rayonnante, terrienne et fantastique, salubre, envoûtante, l’œuvre d’Henri Bosco ne s’apparente à aucune autre. Profonds et d’une haute élévation, tendres, savoureux, ses romans et ses souvenirs – sans oublier ses si belles poésies – sont à lire, relire ou découvrir de toute urgence.

Robert Colonna D’Istria.

Auteur d’un essai sur l’œuvre d’Henri Bosco

La lumière et le royaume.

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Henri Bosco, par lui-même

Je suis né à Avignon (dans le Vaucluse), vieille ville pontificale, le 16 novembre 1888,  de Louis Bosco, artiste lyrique et de Louise Faléna, tout deux provençaux parlant couramment le provençal. Le signe du Scorpion se trouvait alors dans le Zodiaque


Jusqu’à l’âge de dix huit ans, je n’ai pas quitté Avignon. J’y ai vécu à la campagne, entre Durance et Rhône.
Mes études, je les ai faites dans ma ville natale. Elles ont été bonnes. En même temps, je suivais des cours de musique au conservatoire car on me destinait à une carrière musicale. Les circonstances m’obligèrent à en choisir une autre, ce fut l’enseignement.

En 1907, je m’inscrivis à la faculté des lettres de Grenoble, et à l’institut français de Florence. J’y obtins les diplômes requis jusqu’à l’agrégation. Ensuite, j’ai suivi la carrière professorale (lettres classiques) tant dans le secondaire que dans le supérieur, de 1912 à 1945, c’est à dire pendant trente-trois ans. Très désireux de connaître  d’autre pays que le mien, je suis parti pour l’Algérie à Philippeville.
Ma carrière fut interrompue par la Première Guerre mondiale, pour laquelle je fus mobilisé dans un régiment de zouaves, le 4e, et envoyé au Moyen-Orient (Dardanelles, Serbie). J’ai ensuite occupé un poste en Italie, puis suis parti enseigner au Maroc où là se situe l’essentiel de ma carrière.

En 1940, lors de  la Seconde Guerre mondiale, j’enseignais au Maroc au lycée Gouraud de Rabat la Rhétorique Supérieure, que l’on appelle aujourd’hui la Khâgne. Vu mon âge, je fus mobilisé sur place dans ma profession.
En 1945, j’ai pris une retraite anticipée mais j’ai continué à séjourner à Rabat pendant une dizaine d’années, car j’ai profondément aimé le Maroc. En 1955 nous avons, ma femme et moi, quitté l’Afrique du Nord pour nous établir à Nice.
C’est dès mon enfance que m’est venu le goût d’écrire, mais j’ai d’abord été attiré par la poésie.

Un prix littéraire, obtenu à treize ans, m’a engagé dans cette voie. J’ai  composé de nombreux poèmes qui ont abouti à une vaste trilogie : « Les Poèmes de l’espoir« . L’influence de Dante et des grands romantiques français y était sensible. Mais, vers ma trentième année, j’ai reconnu l’insuffisance de ces monumentales compositions et je les ai abandonnées.

De dépit, et par réaction, je me suis tourné vers la prose et j’ai alors écrit trois romans. Ils sont marqués par des écrivains dits à cette époque « D’avant garde » : Max Jacob, Cocteau, Apollinaire, Giraudoux. Ces exercices acrobatiques de style m’ont rapidement déçu. Là n’était pas mon authentique nature, ni ma vocation. J’ai cherché et, finalement, j’ai  trouvé ce que je devais faire pour exprimer ce que j’étais profondément, en écrivant Le Sanglier (1932)

De ce roman date une seconde et définitive manière, dont les pièces maîtresses sont : L’Ane culotte, Le Mas Théotime, Hyacinthe, Malicroix, et Le Récif.

Au total, une vingtaine de romans qui m’ont valu la notoriété, notoriété confirmée par plusieurs grands prix littéraires : Grand Prix National des Lettres Françaises, Prix Renaudot, Prix des Ambassadeurs, Grand Prix de la Littérature de l’Académie française.
Aux récits romanesques se sont ajoutés des essais comme Sites et Mirages, composé à l’initiative du peintre Adrien Marquet pour accompagner certains de ses tableaux sur Alger, puis  une traduction de l’Apocalypse de Saint Jean d’après la Vulgate et le texte grec, ornée de 40 dessins en deux couleurs réalisés par Edy Legrand, et édité par la galerie Derche de Casablanca.
C’est au Maroc que j’ai rédigé la plupart de mes livres mais, paradoxalement, le Maroc n’y tiendra qu’une place très relative, hormis quelques poèmes, textes dispersés dans des revues, et un roman L’Antiquaire qui se déroule en partie dans l’Atlas. Puis, j’ai rédigé une sorte de mémorial de ces années marocaines, édité en 1948,  sous le nom « Les Pages Marocaines », accompagnées de 40 gouaches originales réalisées par mon ami le peintre Louis Riou. Ce livre sera partiellement réédité par Gallimard sous le titre Des Sables à la mer.

Une grande partie de ces ouvrages ont été traduits en anglais, allemand, espagnol, italien, néerlandais, polonais, japonais, coréen.
Tout œuvre de quelque importance est toujours l’expression d’une nature, celle de son créateur. Ce sont ses propres forces qui l’animent. Pour moi, dans mon œuvre, c’est mon sang, mon pays natal, mon expérience du monde.
Mon sang qui est italo-provençal, est aussi loin que je remonte, de race méditerranéenne. De là, une prise solide du concret, de l’amour des formes, de la ligne et de la lignée.  C’est mon goût  passionné de la vie, tant de ses jouissances que de ses beautés et de ses grandeurs.

J’aime les objets pleins, les corps mesurables et intelligibles, mais doués de présence.  Don essentiel car, qu’ils soient de ma main ou non, je leur attribue spontanément ce don.
C’est par excès de plénitude qu’ils le rendent sensible. Ils sont pour moi plus qu’ils ne sont. Et cela toujours et partout, irrésistiblement.  C’est  ce surplus que je sens, que je vois, que je touche, une émanation magnétique. Leurs âmes, sans doute leur dieu intérieur. En fait, dans cette vision, tout objet est un objet magique et plus il est dense, plus il est strictement façonné, plus il contient d’énergie intérieure, plus ses émanations sont communicatives, intensément magnétisées.

Il n’est rien au monde qui n’aimante et ne s’aimante. Rien n’existe qui soit séparé de tout.  Entre la matière et l’âme passent des courants. De même entre l’âme et tout l’univers.

Le poète est posté au lieu privilégié où se croisent ces forces. Elles le traversent, l’émeuvent, et il les exprime. Mais pour y réussir, il faut qu’il soit un don. La vertu de pouvoir sortir du monde purement logique où banalement nous vivons, pour atteindre un état mental qui lui permette de capter ces ondes et les communiquer par des mots.

Bibliographie d’Henri Bosco

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Pierre Lampédouze, Paris, Crès, 1924 Gallimard, 1937

Le Sanglier, Paris, Gallimard, 1932

Le Trestoulas suivi de L’Habitant de Sivergues, Paris, Gallimard, 1935

L’Ane Culotte, Paris, Gallimard, 1937

Hyacinthe, Paris, Gallimard, 1940

L’Apocalypse de Saint Jean, illustrations de Edy-Legrand, Casablanca, Galerie Derche, 1942

Bucoliques de Provence, Alger, Ed. de la revue Fontaine, 1944

Le Jardin d’Hyacinthe, Genève, Le Cheval Ailé, 1945 et Paris, Gallimard, 1946

Le Mas Théotime, Alger, Charlot, 1945. Paris, Gallimard, 1952

L’Enfant et la Rivière, Alger, Charlot, 1945. Paris, Gallimard, 1953

Monsieur Carre-Benoît à la campagne, Alger, Charlot, 1947 et Paris, Gallimard, 1952

Sylvius, Paris, Gallimard, 1948

Malicroix, Paris, Gallimard, 1948

Le Roseau et la Source, Paris, Gallimard, 1949

Un Rameau de la nuit, Paris, Flammarion, 1950, et Gallimard 1970 –

Des sables à la mer. Pages marocaines, Paris, Gallimard, 1950

Sites et Mirages, Paris, Gallimard, 1951. Réédité dans l’anthologie « Maroc. Les villes impériales », Omnibus, 1996

Antonin, Paris, Gallimard, 1952

L’Antiquaire, Paris, Gallimard, 1954

Le Renard dans l’île, Paris, Gallimard, 1956

Les Balesta, Paris, Gallimard, 1956

Sabinus, Paris, Gallimard, 1957

Barboche, Paris, Gallimard, 1957

Bargabot, Paris, Gallimard, 1958

Saint Jean Bosco, Paris, Gallimard, 1959

Un Oubli moins profond, Paris, Gallimard, 1961

Le Chemin de Monclar, Paris, Gallimard, 1962

L’Epervier, Paris, Gallimard, 1963

Le Jardin des Trinitaires, Paris, Gallimard, 1966

Mon Compagnon de songes, Paris, Gallimard, 1967

Le Récif, Paris, Gallimard, 1971

Tante Martine, Paris, Gallimard, 1972

Une Ombre, Paris, Gallimard, 1978

Des nuages, des voix, des songes…, illustrations de L. Marco, Aix-en-Provence, Edisud, 1980

Le fonds de documentation

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Le fonds de documentation Henri Bosco (1888-1976) a été créé du vivant de l’écrivain, et en étroite collaboration avec lui, puisqu’il a été inauguré en sa présence le 16 novembre 1972. Dès l’origine, il a présenté aux lecteurs les œuvres de l’écrivain, avec des éditions originales, des rééditions et des traductions du monde entier, ses articles tirés de revues et la collection complète de sa revue Aguedal, revue créée et parue au Maroc de 1935 à 1944 ; mais aussi des documents critiques sur son œuvre, travaux universitaires et articles. Une politique d’achat de la part de la Bibliothèque vient renforcer ce fonds de documentation et le compléter avec de nouveaux ouvrages français ou étranger.

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En plus du fonds de documentation, et étroitement lié à lui, la Bibliothèque universitaire a également reçu et a vocation à conserver les archives de l’écrivain et de sa femme Madeleine Bosco. Dès 1972, elle a accueilli certains manuscrits, des photographies et des films.
A la mort d’Henri Bosco en 1976, puis de son épouse en 1985, ont été regroupés tous les manuscrits de ses œuvres (à l’exception de quelques-uns donnés à des amis ou lecteurs ou acquis par eux), ses brouillons et notes, ses papiers personnels, sa correspondance reçue et conservée à Nice et à Lourmarin, ses carnets intimes, une importante iconographie.
Après la mort de l’écrivain, de nombreuses correspondances envoyées et d’autres documents ont été données au fonds, sous forme d’originaux ou de photocopies. Parmi les plus importantes, signalons les lettres envoyées à Gabriel Audisio, à Jean Ballard (éditeur des Cahier du Sud), à Gabriel Germain, à Claude Girault, à Jules Roy, à Ludo Van Bogaert. Ce dernier, médecin neurologue belge, ami très cher de Henri Bosco, humaniste et bibliophile, a donné en 1978 outre sa très abondante correspondance, les trois précieux manuscrits du Mas Théotime, Tante Martine et Une Ombre.

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En 1991, une amie napolitaine de Henri Bosco, Silvia Fondra, a fait don de la correspondance qu’elle avait reçue de l’écrivain : 170 lettres et cartes, soit 408 pages dactylographiées, ainsi que des photographies et des textes inédits : L’Étranger (roman inachevé), La Chapelle d’Eygalières, et des poèmes. Ces textes sont publiés, ou le seront dans les Cahiers Henri Bosco.

 

La Bibliothèque mène actuellement l’inventaire complet de ce fonds d’archives impressionnant, afin d’offrir une description précise et des possibilités de recherche. Une première partie de cet inventaire est d’ors et déjà accessible via le Catalogue national des Archives et manuscrits de l’Enseignement supérieur, Calames, qui à terme donnera la description de l’ensemble du fonds d’archives.

 

Enfin, la bibliothèque personnelle de Henri Bosco a été donnée dans son intégralité. Elle comprend plus de 3 000 ouvrages, couvrant des sujets tels que la littérature italienne, la botanique, les villes du Maroc, la pédagogie, etc.. La liste complète de ces ouvrages est disponible sur le catalogue de la Bibliothèque universitaire, avec le terme de recherche « BHB ».

L’amitié Henri Bosco

Association fondée du vivant de l’écrivain et sous le parrainage de celui-ci en 1973.

« L’Amitié Henri Bosco » rassemble tous ceux qui lisent et aiment l’œuvre de Henri Bosco (1888-1976). Présidée successivement par les Professeurs Jean Onimus (de 1972 à 1979), Claude Girault (1979-2006) et Benoît Neiss (depuis 2006), elle organise chaque année des rencontres, colloques, journées d’étude, conférences et autres manifestations culturelles (expositions, lectures, promenades littéraires…) en relation avec l’œuvre d’Henri Bosco.

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Ayant vocation à mieux faire connaître et rayonner cette œuvre en France et à travers le monde entier, elle édite une revue de référence, les Cahiers Henri Bosco (servie gracieusement aux adhérents de l’association à jour de leur cotisation annuelle) et gère le « Fonds de documentation Henri Bosco » qui rassemble à la Bibliothèque universitaire de Nice les archives de l’écrivain.

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Le bulletin d’adhésion à l’association se trouve en dernière page de ces Cahiers Henri Bosco ; il peut aussi être téléchargé par internet sur le site :
http://henribosco.free.fr

et renvoyé au siège social de « L’Amitié Henri Bosco » :
Alain Tassel
U.F.R Lettres, Arts et Sciences Humaines
98 boulevard Édouard Herriot
06200 Nice

Contacts

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Mme Sophie PACIFICO-LE GUYADER
Email : sophie.pacifico@free.fr
Chargée de communication presse et audiovisuel.

Mr Christian MORZEWSKI
Email :  christian.morzewski@orange.fr
Vice-Président de l’Amitié Henri Bosco

Responsables du site :
Sophie Pacifico Le Guyader et Christian Morzewski.

Siège Social :
« L’Amitié Henri Bosco »
Alain Tassel
alain.tassel@orange.fr

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