Actualité Henri Bosco

La « passion Bosco » selon Hervé Signore

Notre Ami Hervé Signore, distingué boscophile et dévoué trésorier de « L’Amitié Henri Bosco », a eu les honneurs d’un beau reportage dans le dernier numéro de « Ventoux Magazine » (n°47, hiver 2020, 5€90 en kiosque ou sur commande : www.ventoux-magazine.com)

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Une lecture musicale du « Mas Théotime »

par Patrick Hannais et Patrice Villaumé

Dans le cadre du cycle de conférences consacré à Edmond Charlot (1915-2004), éditeur à Alger des oeuvres, entre autres, de Camus, Giono… et Bosco (dont Le Mas Théotime en 1945), le réseau des médiathèques de Montpellier avait organisé, le 14 mars 2019, une lecture du « grand roman du Luberon » qui obtint le Prix Renaudot en 1945.

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« Pour saluer Mistral… »

Le prochain volume des « Cahiers Henri Bosco » paraîtra en février 2021

Le prochain volume (n°55) des Cahiers Henri Bosco édités par l’association « L’Amitié Henri Bosco » et diffusé par les Presses de l’Université d’Artois, paraîtra fin janvier – début février 2021. Il réserve à ses lecteurs quelques belles surprises, notamment la publication de poèmes de jeunesse inédits d’Henri Bosco, découverts récemment dans les archives du Musée Mistral à Maillane. Une série de quatre poèmes, datant de 1909, en hommage au « Maître de Maillane » à qui Bosco manifesta toute sa vie une sincère et fidèle admiration. La transcription de ces poèmes, présentés par Christian Morzewski, s’accompagne de celle d’un curieux document lui aussi inédit : la « composition française » rédigée par le jeune étudiant Henri Bosco en juin 1906, en classe de rhétorique au Lycée d’Avignon, sous forme de poème (et de pastiche) en hommage à Lamartine : « A la première apparition des Méditations poétiques, un jeune étudiant enthousiaste écrit une lettre en vers à M. de Lamartine…« 

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Deux belles rééditions en « Folio » chez Gallimard

Illustration de couverture : détail d’un tableau de Nikiforos Lytra (fin XIXe-début XXe siècle)

Devenus introuvables en format de poche, deux des plus célèbres romans d’Henri Bosco, L’Ane Culotte (1937) et Le Mas Théotime (1945) viennent d’être réimprimés dans la collection « Folio » chez Gallimard.

Sophie Pacifico-Le Guyader, nièce et ayant-droit de l’écrivain, qui veille à la disponibilité de l’oeuvre de Bosco, en particulier en format de poche, accessible au lectorat le plus large, remercie Marjolaine Dufour, directrice de la collection, qui entame ainsi le programme promis pour rééditer progressivement les titres les plus demandés d’Henri Bosco.

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Trois « effets de lune(s) »

inspirés de l’oeuvre d’Henri Bosco sélectionnés pour le Festival de la photographie surréaliste à Fréjus (3 – 11 octobre 2020)

L’œuvre d’Henri Bosco ne cesse décidément d’inspirer les artistes : théâtre, musique, cinéma, bande dessinée… et photographie, avec notre amie et adhérente Brigitte Lebioda dont une très belle série de trois « effets de lune(s) » vient d’être sélectionnée pour la 2ème édition du Festival international de la photographie surréaliste de Fréjus, qui se tiendra du 3 au 11 octobre 2020.

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Monique Baréa (1937-2020), in memoriam

Monique Baréa
(photo Annie & Camille Biot, tous droits réservés)

Notre grande amie Monique Baréa est décédée le 31 juillet 2020 à Nice.

Monique était l’une des dernières « mémoires vives » de la longue et belle histoire de « L’Amitié Henri Bosco », à la création de laquelle elle avait œuvré, dès 1971. Elle était aussi l’une des dernières Amies à avoir connu et fréquenté Henri Bosco, dans la familiarité de son travail et de sa vie quotidienne. Successivement secrétaire (fondatrice) de notre association, puis trésorière, puis vice-présidente, très au-delà de tous ces titres dont elle n’avait cure, elle a vraiment été, pendant près de cinquante ans, la cheville ouvrière et l’âme de « L’Amitié Henri Bosco ».

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« Il faut voir en lui autre chose qu’un auteur régionaliste (…) Bosco est un initiateur aux mystères de ce monde »

Dans son très personnel Dictionnaire amoureux de la Méditerranée (éd. Plon, 2015, 25€), Richard Millet rend un bref mais élogieux hommage à Henri Bosco, dont il confronte avec beaucoup de justesse l’oeuvre à celle de Giono :

« La discrétion qui fut celle d’Henri Bosco le place aujourd’hui dans un demi-oubli où l’on fait de lui une espèce de Giono mineur. Il vaut beaucoup mieux, et laisse une oeuvre qui, pour élever aussi un chant à une Provence secrète et non touristique, ne redouble nullement celle du maître de Manosque, son contemporain. (…)

Il faut voir en lui autre chose qu’un auteur régionaliste, la terre et le paysage ayant toujours inspiré de la méfiance au parisianisme centralisateur ; comme Giono, mais avec d’autres moyens, et la foi en plus, il est un initiateur aux mystères de ce monde » (p.109-111).

Bienvenue sur le stand de « L’Amitié Bosco » pour la fête des associations

Samedi 5 septembre 2020 à Lourmarin

« De plus beau village, je n’en connais guère… »

Les adhérents de « L’Amitié Henri Bosco » (et, bien sûr, tous les lecteurs et amis de l’écrivain!) seront les très bienvenus à Lourmarin, samedi 5 septembre 2020, de 10h. à 15h., pour la « Fête des associations » au programme particulièrement convivial cette année.

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« L’Ane Culotte », « Sylvius » et « Les Balesta » au programme des lectures de la librairie « Le Bleuet » à Banon

Philippe Fréchet dans sa lecture de L’Ane Culotte et des Balesta

Samedi 20 mai 2020 à Banon (Alpes de Haute-Provence), dans les jardins de la librairie « Le Bleuet », à l’initiative de Marc et Isabelle Gaucherand, gérants de cette merveilleuse « maison des livres », et de Philippe Fréchet, adhérent de « L’Amitié Henri Bosco », deux séances de lectures publiques d’extraits d’Henri Bosco ont permis à quelques privilégiés de goûter la prose poétique de l’auteur de L’Ane Culotte, de Sylvius et des Balesta

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Sur « Arte » le 10 juin 2020, « Henri Bosco, rêveur du Luberon »

Réalisé en octobre dernier par Sandrine Dumas pour l’émission « Invitation au voyage » diffusée chaque jour sur la chaîne télévisée Arte, le reportage consacré à « Henri Bosco, rêveur du Luberon » sera diffusé le mercredi 10 juin 2020 à 16h35.

Les images ont été filmées sur quelques-uns des lieux de vie et d’inspiration de Bosco : Avignon, Lourmarin (le village, le château, le bastidon), Sivergues, le village des « parpaillots » du récit L’Habitant de Sivergues, et bien sûr les bords de la Durance, immortalisés par L’Enfant et la rivière .

Avec beaucoup de justesse et de sensibilité, chacun de ces sites a été présenté et commenté, dans leur importance pour l’oeuvre et la vie de Bosco, par trois de nos amis administrateurs (et membres du Bureau) de « L’Amitié Henri Bosco » : Hervé Signore, Liliane Lengrand-Marco et Françoise Jean.

Hervé Signore (avec la complicité filiale de Bérenger et Hyacinthe, et le concours de la « Confrérie des Pescaïres L’Islens » pour les séquences tournées à L’Isle-sur-la-Sorgue) a évoqué l’importance de la cité papale et de la Durance dans l’enfance de Bosco, mais surtout le rôle de l’eau, sous toutes les différentes formes qu’elle revêt dans l’oeuvre (eaux vives ou dormantes, douces ou salées, bénéfiques ou maléfiques…) et le puissant symbolisme qui anime ces eaux dans l’imaginaire de Bosco.

Il revenait à Liliane Lengrand-Marco de présenter Lourmarin, « site magnétique » et « lieu de [son] coeur » pour Henri Bosco : le village et ses rues pittoresques, mais surtout son magnifique château, « grand être de sérénité dans lequel […] la pierre et la pensée équilibrent leurs rêves », où Bosco fut l’un des administrateurs de la Fondation Laurent-Vibert. La visite au bastidon de Bosco nous rend sensibles à l’importance de ce lieu privilégié d’observation, de rêve et de méditation que constitua ce « poste avancé des collines » pour le romancier-poète, sensible aux sortilèges des ombres et de la nuit. Liliane Lengrand-Marco nous propose à cette occasion une délicieuse rêverie sur le thème de la maison, qui est toujours un être vivant dans l’oeuvre de Bosco, et un abri tant physique que moral pour les « mauvaises saisons de l’âme« …

La séquence « Inspiration » de cette « invitation au voyage » se termine au coeur tragique du Luberon, dans l’ancien village de Sivergues : Françoise Jean en retrace l’histoire religieuse convulsive, liée aux persécutions des Protestants (Silvacane est tout proche), en insistant sur la façon dont Bosco, en matière d’histoire ou de géographie, dépasse toujours le strict réalisme. « Explorateur du rêve », à l’écoute des voix de la Nature, Henri Bosco est vraiment l’inventeur de l’écologie moderne, au sens où Françoise Jean la définit subtilement : « La Nature est notre maison, nous sommes en elle et elle est en nous »…

Ne manquez pas cette belle émission que vous pouvez découvrir dès à présent en suivant le lien ci-dessous :

https://www.arte.tv/fr/videos/091152-113-A/invitation-au-voyage/

et que vous pourrez revoir après sa diffusion sur le site internet arte.tv jusqu’au 8 août 2020.

(Christian Morzewski – 3 juin 2020)

Présentation de l’Auteur

Depuis sa parution en 1945, plus de trois millions d’exemplaires de L’Enfant et la rivière ont été vendus.

Henri Bosco 1946

Autant dire qu’Henri Bosco (1888-1976) est un auteur à succès. Mais ce succès l’a enfermé dans la catégorie des écrivains pour enfants, malentendu qui ne rend pas compte de la richesse et de la variété de son œuvre, couronnée par les plus hautes distinctions littéraires.

Auteur d’une trentaine de romans – parmi lesquels L’Ane Culotte, Le Mas Théotime, Malicroix… -, et de plusieurs recueils de poésie, Bosco a écrit quelques-unes des plus belles pages de la littérature française.

Comme Cézanne, en peinture, Bosco était provençal, et, comme Camus, qui repose à ses côtés dans le cimetière de Lourmarin, profondément méditerranéen. Il était imprégné de la lumière – donc de l’ombre – de ces pays ensoleillés.

Gaston Bachelard tenait Bosco pour « le plus grand rêveur de notre temps ». Réel et imaginaire, visible et invisible, rêve et réalité, tout cela, chez lui, est inextricablement mêlé. Avec, en fond de décor, le souvenir – et la quête – du paradis terrestre, et, jamais très loin, Celui que le romancier tenait pour « le Personnage invisible, omniprésent de mes livres : Dieu », les récits de Bosco mêlent d’inimitable manière lieux, scènes et personnages d’un paisible monde rural aujourd’hui disparu et réalités insondables qui donnent du prix à l’existence : le silence, la solitude, la nuit, l’attente, le prestige des puissances de la terre, les mystères…

Dense et limpide, secrète, rayonnante, terrienne et fantastique, salubre, envoûtante, l’œuvre d’Henri Bosco ne s’apparente à aucune autre. Profonds et d’une haute élévation, tendres, savoureux, ses romans et ses souvenirs – sans oublier ses si belles poésies – sont à lire, relire ou découvrir de toute urgence.

Robert Colonna D’Istria.

Auteur d’un essai sur l’œuvre d’Henri Bosco

La lumière et le royaume.

Henri Bosco, par lui-même

Je suis né à Avignon (dans le Vaucluse), vieille ville pontificale, le 16 novembre 1888,  de Louis Bosco, artiste lyrique et de Louise Faléna, tout deux provençaux parlant couramment le provençal. Le signe du Scorpion se trouvait alors dans le Zodiaque


Jusqu’à l’âge de dix huit ans, je n’ai pas quitté Avignon. J’y ai vécu à la campagne, entre Durance et Rhône.
Mes études, je les ai faites dans ma ville natale. Elles ont été bonnes. En même temps, je suivais des cours de musique au conservatoire car on me destinait à une carrière musicale. Les circonstances m’obligèrent à en choisir une autre, ce fut l’enseignement.

En 1907, je m’inscrivis à la faculté des lettres de Grenoble, et à l’institut français de Florence. J’y obtins les diplômes requis jusqu’à l’agrégation. Ensuite, j’ai suivi la carrière professorale (lettres classiques) tant dans le secondaire que dans le supérieur, de 1912 à 1945, c’est à dire pendant trente-trois ans. Très désireux de connaître  d’autre pays que le mien, je suis parti pour l’Algérie à Philippeville.
Ma carrière fut interrompue par la Première Guerre mondiale, pour laquelle je fus mobilisé dans un régiment de zouaves, le 4e, et envoyé au Moyen-Orient (Dardanelles, Serbie). J’ai ensuite occupé un poste en Italie, puis suis parti enseigner au Maroc où là se situe l’essentiel de ma carrière.

En 1940, lors de  la Seconde Guerre mondiale, j’enseignais au Maroc au lycée Gouraud de Rabat la Rhétorique Supérieure, que l’on appelle aujourd’hui la Khâgne. Vu mon âge, je fus mobilisé sur place dans ma profession.
En 1945, j’ai pris une retraite anticipée mais j’ai continué à séjourner à Rabat pendant une dizaine d’années, car j’ai profondément aimé le Maroc. En 1955 nous avons, ma femme et moi, quitté l’Afrique du Nord pour nous établir à Nice.
C’est dès mon enfance que m’est venu le goût d’écrire, mais j’ai d’abord été attiré par la poésie.

Un prix littéraire, obtenu à treize ans, m’a engagé dans cette voie. J’ai  composé de nombreux poèmes qui ont abouti à une vaste trilogie : « Les Poèmes de l’espoir« . L’influence de Dante et des grands romantiques français y était sensible. Mais, vers ma trentième année, j’ai reconnu l’insuffisance de ces monumentales compositions et je les ai abandonnées.

De dépit, et par réaction, je me suis tourné vers la prose et j’ai alors écrit trois romans. Ils sont marqués par des écrivains dits à cette époque « D’avant garde » : Max Jacob, Cocteau, Apollinaire, Giraudoux. Ces exercices acrobatiques de style m’ont rapidement déçu. Là n’était pas mon authentique nature, ni ma vocation. J’ai cherché et, finalement, j’ai  trouvé ce que je devais faire pour exprimer ce que j’étais profondément, en écrivant Le Sanglier (1932)

De ce roman date une seconde et définitive manière, dont les pièces maîtresses sont : L’Ane culotte, Le Mas Théotime, Hyacinthe, Malicroix, et Le Récif.

Au total, une vingtaine de romans qui m’ont valu la notoriété, notoriété confirmée par plusieurs grands prix littéraires : Grand Prix National des Lettres Françaises, Prix Renaudot, Prix des Ambassadeurs, Grand Prix de la Littérature de l’Académie française.
Aux récits romanesques se sont ajoutés des essais comme Sites et Mirages, composé à l’initiative du peintre Adrien Marquet pour accompagner certains de ses tableaux sur Alger, puis  une traduction de l’Apocalypse de Saint Jean d’après la Vulgate et le texte grec, ornée de 40 dessins en deux couleurs réalisés par Edy Legrand, et édité par la galerie Derche de Casablanca.
C’est au Maroc que j’ai rédigé la plupart de mes livres mais, paradoxalement, le Maroc n’y tiendra qu’une place très relative, hormis quelques poèmes, textes dispersés dans des revues, et un roman L’Antiquaire qui se déroule en partie dans l’Atlas. Puis, j’ai rédigé une sorte de mémorial de ces années marocaines, édité en 1948,  sous le nom « Les Pages Marocaines », accompagnées de 40 gouaches originales réalisées par mon ami le peintre Louis Riou. Ce livre sera partiellement réédité par Gallimard sous le titre Des Sables à la mer.

Une grande partie de ces ouvrages ont été traduits en anglais, allemand, espagnol, italien, néerlandais, polonais, japonais, coréen.
Tout œuvre de quelque importance est toujours l’expression d’une nature, celle de son créateur. Ce sont ses propres forces qui l’animent. Pour moi, dans mon œuvre, c’est mon sang, mon pays natal, mon expérience du monde.
Mon sang qui est italo-provençal, est aussi loin que je remonte, de race méditerranéenne. De là, une prise solide du concret, de l’amour des formes, de la ligne et de la lignée.  C’est mon goût  passionné de la vie, tant de ses jouissances que de ses beautés et de ses grandeurs.

J’aime les objets pleins, les corps mesurables et intelligibles, mais doués de présence.  Don essentiel car, qu’ils soient de ma main ou non, je leur attribue spontanément ce don.
C’est par excès de plénitude qu’ils le rendent sensible. Ils sont pour moi plus qu’ils ne sont. Et cela toujours et partout, irrésistiblement.  C’est  ce surplus que je sens, que je vois, que je touche, une émanation magnétique. Leurs âmes, sans doute leur dieu intérieur. En fait, dans cette vision, tout objet est un objet magique et plus il est dense, plus il est strictement façonné, plus il contient d’énergie intérieure, plus ses émanations sont communicatives, intensément magnétisées.

Il n’est rien au monde qui n’aimante et ne s’aimante. Rien n’existe qui soit séparé de tout.  Entre la matière et l’âme passent des courants. De même entre l’âme et tout l’univers.

Le poète est posté au lieu privilégié où se croisent ces forces. Elles le traversent, l’émeuvent, et il les exprime. Mais pour y réussir, il faut qu’il soit un don. La vertu de pouvoir sortir du monde purement logique où banalement nous vivons, pour atteindre un état mental qui lui permette de capter ces ondes et les communiquer par des mots.

Bibliographie d’Henri Bosco

Pierre Lampédouze, Paris, Crès, 1924 Gallimard, 1937

Le Sanglier, Paris, Gallimard, 1932

Le Trestoulas suivi de L’Habitant de Sivergues, Paris, Gallimard, 1935

L’Ane Culotte, Paris, Gallimard, 1937

Hyacinthe, Paris, Gallimard, 1940

L’Apocalypse de Saint Jean, illustrations de Edy-Legrand, Casablanca, Galerie Derche, 1942

Bucoliques de Provence, Alger, Ed. de la revue Fontaine, 1944

Le Jardin d’Hyacinthe, Genève, Le Cheval Ailé, 1945 et Paris, Gallimard, 1946

Le Mas Théotime, Alger, Charlot, 1945. Paris, Gallimard, 1952

L’Enfant et la Rivière, Alger, Charlot, 1945. Paris, Gallimard, 1953

Monsieur Carre-Benoît à la campagne, Alger, Charlot, 1947 et Paris, Gallimard, 1952

Sylvius, Paris, Gallimard, 1948

Malicroix, Paris, Gallimard, 1948

Le Roseau et la Source, Paris, Gallimard, 1949

Un Rameau de la nuit, Paris, Flammarion, 1950, et Gallimard 1970 –

Des sables à la mer. Pages marocaines, Paris, Gallimard, 1950

Sites et Mirages, Paris, Gallimard, 1951. Réédité dans l’anthologie « Maroc. Les villes impériales », Omnibus, 1996

Antonin, Paris, Gallimard, 1952

L’Antiquaire, Paris, Gallimard, 1954

Le Renard dans l’île, Paris, Gallimard, 1956

Les Balesta, Paris, Gallimard, 1956

Sabinus, Paris, Gallimard, 1957

Barboche, Paris, Gallimard, 1957

Bargabot, Paris, Gallimard, 1958

Saint Jean Bosco, Paris, Gallimard, 1959

Un Oubli moins profond, Paris, Gallimard, 1961

Le Chemin de Monclar, Paris, Gallimard, 1962

L’Epervier, Paris, Gallimard, 1963

Le Jardin des Trinitaires, Paris, Gallimard, 1966

Mon Compagnon de songes, Paris, Gallimard, 1967

Le Récif, Paris, Gallimard, 1971

Tante Martine, Paris, Gallimard, 1972

Une Ombre, Paris, Gallimard, 1978

Des nuages, des voix, des songes…, illustrations de L. Marco, Aix-en-Provence, Edisud, 1980

Le fonds de documentation

Le fonds de documentation Henri Bosco (1888-1976) a été créé du vivant de l’écrivain, et en étroite collaboration avec lui, puisqu’il a été inauguré en sa présence le 16 novembre 1972. Dès l’origine, il a présenté aux lecteurs les œuvres de l’écrivain, avec des éditions originales, des rééditions et des traductions du monde entier, ses articles tirés de revues et la collection complète de sa revue Aguedal, revue créée et parue au Maroc de 1935 à 1944 ; mais aussi des documents critiques sur son œuvre, travaux universitaires et articles. Une politique d’achat de la part de la Bibliothèque vient renforcer ce fonds de documentation et le compléter avec de nouveaux ouvrages français ou étranger.

En plus du fonds de documentation, et étroitement lié à lui, la Bibliothèque universitaire a également reçu et a vocation à conserver les archives de l’écrivain et de sa femme Madeleine Bosco. Dès 1972, elle a accueilli certains manuscrits, des photographies et des films.
A la mort d’Henri Bosco en 1976, puis de son épouse en 1985, ont été regroupés tous les manuscrits de ses œuvres (à l’exception de quelques-uns donnés à des amis ou lecteurs ou acquis par eux), ses brouillons et notes, ses papiers personnels, sa correspondance reçue et conservée à Nice et à Lourmarin, ses carnets intimes, une importante iconographie.
Après la mort de l’écrivain, de nombreuses correspondances envoyées et d’autres documents ont été données au fonds, sous forme d’originaux ou de photocopies. Parmi les plus importantes, signalons les lettres envoyées à Gabriel Audisio, à Jean Ballard (éditeur des Cahier du Sud), à Gabriel Germain, à Claude Girault, à Jules Roy, à Ludo Van Bogaert. Ce dernier, médecin neurologue belge, ami très cher de Henri Bosco, humaniste et bibliophile, a donné en 1978 outre sa très abondante correspondance, les trois précieux manuscrits du Mas Théotime, Tante Martine et Une Ombre.

En 1991, une amie napolitaine de Henri Bosco, Silvia Fondra, a fait don de la correspondance qu’elle avait reçue de l’écrivain : 170 lettres et cartes, soit 408 pages dactylographiées, ainsi que des photographies et des textes inédits : L’Étranger (roman inachevé), La Chapelle d’Eygalières, et des poèmes. Ces textes sont publiés, ou le seront dans les Cahiers Henri Bosco.

 

La Bibliothèque mène actuellement l’inventaire complet de ce fonds d’archives impressionnant, afin d’offrir une description précise et des possibilités de recherche. Une première partie de cet inventaire est d’ors et déjà accessible via le Catalogue national des Archives et manuscrits de l’Enseignement supérieur, Calames, qui à terme donnera la description de l’ensemble du fonds d’archives.

 

Enfin, la bibliothèque personnelle de Henri Bosco a été donnée dans son intégralité. Elle comprend plus de 3 000 ouvrages, couvrant des sujets tels que la littérature italienne, la botanique, les villes du Maroc, la pédagogie, etc.. La liste complète de ces ouvrages est disponible sur le catalogue de la Bibliothèque universitaire, avec le terme de recherche « BHB ».

L’amitié Henri Bosco

Association fondée du vivant de l’écrivain et sous le parrainage de celui-ci en 1973.

« L’Amitié Henri Bosco » rassemble tous ceux qui lisent et aiment l’œuvre de Henri Bosco (1888-1976). Présidée successivement par les Professeurs Jean Onimus (de 1972 à 1979), Claude Girault (de 1979 à 2006), Benoît Neiss (de 2006 à 2019) et, depuis 2019, Christian Morzewski, elle organise chaque année des rencontres, colloques, journées d’étude, conférences et autres manifestations culturelles (expositions, lectures, promenades littéraires…) en relation avec l’œuvre d’Henri Bosco.

Ayant vocation à mieux faire connaître et rayonner cette œuvre en France et à travers le monde entier, elle édite une revue de référence, les Cahiers Henri Bosco (servie gracieusement aux adhérents de l’association à jour de leur cotisation annuelle) et gère le « Fonds de documentation Henri Bosco » qui rassemble à la Bibliothèque universitaire de Nice les archives de l’écrivain.

Bulletin d’adhésion

Le bulletin d’adhésion à l’association se trouve en dernière page de ces Cahiers Henri Bosco. Il est également téhéchargeable ci-dessous :

Il doit être dûment complèté et renvoyé à l’adresse suivante :
L’AMITIÉ HENRI BOSCO
1, Bois du Vieux-Mont
62580 VIMY
FRANCE

Contacts

Mme Sophie PACIFICO-LE GUYADER
Email : sophie.pacifico@free.fr
Chargée de communication presse et audiovisuel.

Mr Christian MORZEWSKI
Email :  christian.morzewski@orange.fr
Vice-Président de l’Amitié Henri Bosco

Responsables du site :
Sophie Pacifico Le Guyader et Christian Morzewski.

Siège Social :
« L’Amitié Henri Bosco »
Alain Tassel
alain.tassel@orange.fr

U.F.R Lettres, Arts et Sciences Humaines
98 boulevard Édouard Herriot
06200 Nice

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